| L’ACTUALITÉ DE SCÈNE ENSEMBLE AU 26 FÉVRIER |
| Toutes les nouvelles actualités de Scène Ensemble, bonne lecture ! |
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| FOCUS | | Ouverture de l’espace adhérents prochainement | | L’équipe permanente travaille actuellement sur les derniers ajustements techniques en prévision de l’ouverture de l’espace adhérents du site. Nous vous enverrons un flash spécial sur cet espace le lundi 16 mars comprenant les modalités d’accès, ce que contient l’espace adhérents, ainsi que ce que cet espace changera pour le format des Lettres Info. | | Scène Ensemble |
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| POLITIQUES CULTURELLES |
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| Promulgation de la Loi de Finances |
| Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 a été définitivement adopté par le Parlement le 2 février. Pour mémoire, le Gouvernement dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu avait engagé sa responsabilité sur l’ensemble du texte à l’Assemblée nationale le 23 janvier 2026, en recourant à l’article 49.3 de la Constitution. |
| Suite à l’adoption, le Conseil constitutionnel s’est ensuite prononcé conformément à la procédure, et a jugé la quasi-totalité des dispositions conformes à la Constitution. Cette décision a permis au Président de la République de promulguer la Loi de Finances 2026 le 19 février. Celle-ci a été publiée au Journal officiel dès le lendemain. |
| Pour 2026, les crédits de la mission Culture représente 3, 544 milliards d’euros soit une baisse de 4,6 % par rapport à la Loi de Finances Initiale de 2025. Les crédits de la mission culture sont répartis ainsi : |
- Le programme 131 « Création » s’élève à 997,8 M€ (diminution de 4,3 % par rapport à la LFI 2025).
- Le programme 361 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » est doté de 741,1 M€, (diminution de 2,5 % par rapport à la LFI 2025).
- Le programme 224 « Soutien aux politiques culturelles » s’élève à 668,1 M€, (hausse de 0,8 % par rapport à la LFI 2025).
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| D’après les informations transmises par la DGCA, les crédits devraient être versés aux DRAC au cours des mois de mars ou avril. Nous ne manquerons pas de vous informer dès que nous disposerons de précisions complémentaires. |
| Rapport Observatoire des Libertés Associatives |
| La nouvelle enquête de l’Observatoire des Libertés Associatives est sortie en février. Partant de l’analyses de cas d’entraves aux libertés associatives motivés par un impératif de neutralité, le rapport tend à comprendre comment l’engagement associatif est de plus en plus construit comme un problème public. |
| Neutraliser le monde associatif – Enquête sur une injonction à la dépolitisation |
| Ce dossier comprend notamment le schéma ci-dessous, que nous avons jugé pertinent de porter à votre connaissance. |
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| Calendrier des aides CNM 2026 |
| Le calendrier des aides du CNM pour l’année 2026 est disponibles. Conformément au nouveau règlement en vigueur depuis le 1er janvier, les modalités d’attribution de plusieurs dispositifs évoluent avec l’introduction de financement par entité et par exercice comptable. |
- Aide aux associations : plafond fixé à 100 000 €
- Aide aux dispositifs d’accompagnement et aux rencontres professionnelles : plafond fixé à 150 000 €
- Aide aux organismes de formation professionnelle : plafond fixé à 80 000 €
- Aide aux projets en faveur de la transition écologique :
- Projets d’accompagnement et d’incitation : 80 000 €
- Projets d’expérimentation, d’innovation ou de mutualisation : 150 000€.
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| Pour la majorité de ces dispositifs, une prise de rendez-vous préalable avec les services du CNM est obligatoire ou fortement recommandée, afin d’accompagner la structuration des demandes et de vérifier l’éligibilité des projets au regard du nouveau règlement. |
| Les aides financières du CNM |
| Adami : enquête sur la longévité des carrières d’artistes-interprètes |
| Selon une enquête menée par l’Adami auprès de 2 737 artistes-interprètes en janvier 2026 et publiée en février, 86 % d’entre eux se disent inquiets, pessimistes ou en manque de visibilité quant à leur avenir professionnel. Ce rapport, consacré à la longévité des carrières artistiques, met en évidence une fragilisation accrue des conditions d’exercice, des niveaux de revenus et des perspectives d’évolution. |
| Par ailleurs, 80 % des répondants estiment que leur métier est devenu plus difficile qu’il y a cinq ans, et 68 % observent une diminution de leurs revenus au cours des dernières années. Bien que 70 % déclarent exercer depuis plus de vingt ans, un tiers indique ne pas tirer l’essentiel de ses ressources de son activité artistique, tandis que 31 % cumulent un autre emploi. |
| Baromètre de l’emploi – CNM |
| Le CNM a publié le 12 février sa deuxième édition du « Baromètre de l’emploi dans le secteur de la musique et du spectacle vivant » portant sur l’année 2024. Selon le rapport, le secteur de la musique et du spectacle vivant compte 11 551 entreprises en 2024 (+ 6 % par rapport à 2023), dont : |
- 46 % relevant du spectacle vivant privé ;
- 32 % du spectacle vivant public ;
- 20 % de l’édition phonographique ;
- Et 1 % de l’édition musicale.
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| Au total, le secteur regroupe 190 685 salariés en 2024 (+1% par rapport à 2023) pour une masse salariale de 1,783 Md€ (+ 3 % par rapport à 2023). Les emplois intermittents représentent 76% des types d’emplois. |
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| POLITIQUES SOCIALES |
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| Contrôle Urssaf et sujets |
| Un décret du 26 décembre 2025 prévoit 2 nouveautés en matière de contrôle Urssaf. |
| 1) Signature simplifiée de la lettre d’observation |
A la fin d’un contrôle, l’Urssaf communique à l’employeur un document appelé « lettre d’observations » qui fait partir la période contradictoire avant l’envoi d’une mise en demeure ou d’un avertissement.
Le délai de réponse de l’employeur à cette lettre est de 30 jours et il peut être rallongé de 30 jours supplémentaires à la demande de l’employeur, soit au maximum 60 jours.
Jusqu’à présent, il était exigé que la lettre d’observations devait être datée et signée par chacun des inspecteurs ayant procédé au contrôle, sous peine de nullité.
Le nouveau décret allège cette obligation et prévoit désormais que la lettre d’observations doit être signée par au moins l’un des agents chargés du contrôle Urssaf. La signature de tous les agents URSSAF ayant procédé au contrôle n’est donc plus requise. |
| 2) Abus de droit : la pénalité ne s’applique que sur la part du redressement résultant de cet abus |
En cas de constat d’abus de droit, l’Urssaf peut appliquer une pénalité d’un montant égal à 20% du montant des cotisations et contributions sociales dues. Cette pénalité ne s’applique plus que désormais aux seules cotisations et contributions redressées sur la base de constats relevant d’un abus de droit. |
| Focus sur les contrôles Urssaf dans le secteur : |
| Voici quelques sujets de redressement que l’on a recensés auprès des membres de Scène Ensemble lors des contrôles Urssaf sur la période récente : |
- Défraiements repas et domicile des salariés embauchés en CDDU,
- Doublons de prise en charge de repas des salariés permanents : défraiements versés et tickets restaurant délivrés),
- Modalités et critères mis en place pour la prime de partage de la valeur,
- Taux réduit des artistes du spectacle,
- Vérification des DUE (décision unilatérale de l’employeur) pour la mise en place de la sur-complémentaire santé des salariés permanents et de la prime de partage de la valeur,
- Défraiements logements des salariés embauchés en CDDU (la CCNEAC prévoit des montants de défraiements identiques selon la zone géographique alors que l’Urssaf distingue entre d’une part Paris, les départements des Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et du Val de Marne, et d’autre part les autres départements – les montants étant inférieurs en province selon les barèmes Urssaf, ces dernières considèrent que la différence entre le montant CCNEAC et le montant Urssaf doit être soumis à cotisations).
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| Enquête interne : le salarié mis en cause ne peut pas exiger aux éléments au dossier |
Par un arrêt du 14 janvier 2026 (Cass. soc. 14 janvier 2026, n° 24-13324 D), la Cour de cassation précise les règles applicables aux enquêtes internes diligentées par l’employeur, notamment à la suite d’un signalement de harcèlement.
En l’espèce, un vice-président régional avait été licencié pour faute grave après une enquête interne ouverte à la suite d’une alerte faisant état de faits de harcèlement et de brimades.
Le salarié contestait son licenciement, estimant que l’enquête avait été menée sans respect du contradictoire et de ses droits de la défense. |
Les juges du fond, approuvés par la Cour de cassation, ont validé la procédure et le licenciement.
La Haute juridiction rappelle qu’aucun texte n’impose de formalisme particulier pour la conduite d’une enquête interne.
Ainsi, si l’employeur doit respecter des principes fondamentaux, cela ne l’oblige pas, au stade de l’enquête, à communiquer au salarié mis en cause les pièces recueillies, à organiser une confrontation avec les témoins, ni à procéder à son audition. |
| Le respect du contradictoire est assuré, le cas échéant, devant le conseil de prud’hommes, dans le cadre du recours exercé par le salarié pour contester la mesure de licenciement. |
| Cette décision conforte ainsi la marge de manœuvre de l’employeur, tout en maintenant le contrôle du juge sur la loyauté et la régularité de l’enquête. |
| Paie : DSN à partir de mars 2026, les employeurs devront rectifier les anomalies |
| Dès le mois de mars 2026, les employeurs devront rectifier les anomalies signalées pour éviter la mise en place d’une DSN de substitution. |
| La procédure de fiabilisation des données DSN vise à améliorer la qualité des informations transmises, notamment pour garantir la correcte constitution des droits sociaux des salariés, en particulier pour la retraite. Dans ce cadre, l’URSSAF adresse chaque mois aux cotisants un compte-rendu métier (CRM) en cas d’anomalies détectées. Si ces anomalies ne sont pas corrigées, un CRM annuel de rappel récapitule toutes les anomalies persistantes concernant les périodes d’emploi de l’année N‑1, précise leur nature, propose une correction éventuelle et indique le montant des cotisations dues après régularisation. |
| En l’absence de correction dans les délais, les organismes de recouvrement peuvent se substituer à l’employeur via la DSN de substitution. |
| La DSN de substitution sera mise en œuvre à partir de juin 2026. Pour sa première année, elle concernera uniquement les données ayant un impact sur le calcul des droits retraite des salariés. Le mécanisme ne sera activé qu’en cas de nécessité et après un délai permettant à l’entreprise de s’opposer à la décision. Si des cotisations sont dues, une mise en demeure sera adressée à l’employeur, et les corrections effectuées seront notifiées via un CRM dit de « post-substitution ». |
| Pour éviter la DSN de substitution, les entreprises sont encouragées à rectifier les anomalies dès leur signalement dans les CRM mensuels, ou au plus tard lors du CRM annuel de rappel. Celui-ci sera disponible dans le tableau de bord « Suivi DSN » sur le site de l’URSSAF et dans les logiciels de paie : le 13 mars 2026 pour les échéances déclaratives du 5 mars, et le 23 mars 2026 pour les échéances du 15 mars. Les entreprises disposeront alors de deux mois, jusqu’à l’échéance déclarative de mai 2026, pour procéder aux corrections nécessaires. |
| Elles peuvent contacter leur conseiller URSSAF ou formuler une opposition via le service « Suivi DSN », et l’URSSAF informera les déclarants de l’acceptation ou du rejet de leur demande. |
| Les données issues de la DSN de substitution seront transmises à la CNAV et à l’AGIRC-ARRCO, chaque organisme restant responsable du calcul des droits et cotisations. |
| Bien que le dispositif soit annuel et porte sur l’année N‑1, il peut également concerner, dans la limite du délai de prescription de trois ans à compter de 2025, des périodes antérieures si de nouvelles anomalies apparaissent à la suite de régularisations. |
| Inondations : l’Urssaf accepte les reprots des déclarations et cotisations |
| Pour les employeurs dont l’activité a été affectée par la tempête Nils en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire, l’Urssaf confirme qu’ils ne seront pas pénalisés s’ils ne peuvent pas soumettre leurs déclarations sociales en raison des intempéries. |
| Les échéances de cotisations pourront également être reportées afin de tenir compte de ces situations exceptionnelles. |
| Pour bénéficier de ce dispositif, les employeurs peuvent contacter l’Urssaf : |
- Via leur messagerie sécurisée, en suivant les instructions spécifiques pour déclarer une situation exceptionnelle ;
- Ou par téléphone au 3957.
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| Revalorisation des salaires minimas dans l’édition phonographique |
| Dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire 2026 dans l’édition phonographique, un accord de revalorisation des salaires minima conventionnels de +1,18 % a été signé. Côté organisation d’employeurs : l’accord est signé par le SNEP. En revanche, le SMA et l’UPFI n’ont pas signé cet accord. |
| Dans ces conditions, Scène Ensemble et d’autres organisations, ont adressé un courrier au CNM et à la SCPP afin de leur demander que ne soit pas exigé l’application de ce nouvel accord salarial, pour l’instruction des demandes d’aides, tant que l’accord n’est pas rendu obligatoire par le ministère du Travail. |
| Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la réponse du CNM et de la SCPP à ce sujet pour vos demandes d’aide à venir. |
| Consulter le courrier envoyé au CNM le 13/02/2026 |
| Consulter le courrier envoyé à la SCPP le 13/02/2026 |
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| DROIT PUBLIC |
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| Parution du « Méga-décret » sur la simplification de l’action publique locale |
Le « méga-décret » de simplification de l’action publique locale est publié au Journal officiel (21 février 2026).
Ces textes visent à alléger concrètement les normes pesant sur les collectivités territoriales, en particulier dans les domaines administratifs et financiers, et ce, dans l’attente d’un projet de loi de simplification annoncé avant l’été.
Adopté sous la forme de deux décrets et d’un arrêté, ce dispositif constitue une première étape concrète de la réforme, destinée à « faciliter le fonctionnement quotidien des collectivités et à réduire la charge réglementaire ».
Nous procédons actuellement à son décryptage et son impact dans le domaine culturel. |
| Les limites d’un chef de service : où s’arrête l’obligation d’obéissance hiérarchique ? |
| En principe, tout agent public, fonctionnaire comme contractuel, est tenu d’obéir aux instructions de son supérieur hiérarchique conformément à l’article L. 121-10 du code général de la fonction publique. |
| Il existe toutefois deux exceptions : |
- L’agent peut refuser d’exécuter un ordre s’il est à la fois manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.
- Il peut également exercer son droit de retrait lorsqu’il a un motif raisonnable de penser qu’une situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.
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| Ainsi, le tribunal administratif de Marseille (30 juin 2025, n° 2210505) a jugé qu’un agent en congé maladie ne pouvait refuser de communiquer à son directeur le code d’accès à son ordinateur, seul poste permettant d’utiliser un logiciel spécifique. Ce refus constituait un manquement à l’obligation d’obéissance, justifié par l’exigence de continuité du service public. |
| À l’inverse, un supérieur hiérarchique commet une faute disciplinaire lorsqu’il détourne son autorité à des fins personnelles. |
| Le tribunal administratif de Montreuil (14 octobre 2025, n° 2300621) a ainsi validé la sanction d’une responsable de service qui demandait à ses agents d’effectuer des tâches privées (courses, conduite de son fils à l’école, préparation de vacances, rédaction de courriels personnels), y compris à des agents sans lien familial avec elle. |
| De même, la cour administrative d’appel de Bordeaux (27 mars 2012, n° 11BX01153) a jugé qu’un maire ne pouvait légalement ordonner à un policier municipal de travailler en civil lors de fêtes locales et de ne relever que certaines infractions routières. Un tel ordre, manifestement illégal et compromettant gravement un intérêt public, pouvait être refusé sans que l’agent n’encoure de sanction. |
| En revanche, l’agent doit exécuter un ordre même illégal s’il ne porte pas gravement atteinte à l’intérêt public. Le tribunal administratif d’Orléans (24 février 2025, n° 2301384) a ainsi considéré que le refus d’un sapeur-pompier de se raser constituait une faute, il ne compromettait pas gravement un intérêt public et devait donc être respecté. |
| Relations amoureuses entre agents publics : prévention et traitement des situations de conflit d’intérêts |
| Les relations amoureuses entre agents ne sont pas interdites au sein des collectivités territoriales. Elles doivent toutefois s’exercer dans le respect des obligations de neutralité, de dignité et de bon fonctionnement du service public. Les marques d’affection et tout comportement révélant une relation personnelle sont à proscrire sur le lieu de travail, en particulier devant les collègues et les usagers, afin de préserver la crédibilité de l’institution et d’éviter tout soupçon de favoritisme. |
| Dans les faits, de nombreux couples choisissent de faire preuve de discrétion, notamment au début de leur relation, afin d’éviter les rumeurs et de préserver leur vie privée. Cette prudence est d’autant plus nécessaire lorsque les deux agents exercent des fonctions d’encadrement ou occupent des postes stratégiques au sein de la même structure. |
| Sur le plan juridique, la principale difficulté tient au risque de conflit d’intérêts. |
| Lorsqu’un agent encadre, évalue ou prend des décisions concernant la carrière d’une personne avec laquelle il entretient une relation, il doit en informer sa hiérarchie et se déporter de toute décision la concernant. Cette exigence est particulièrement forte pour l’ensemble des professionnels chargés de la gestion des carrières. |
| En revanche, l’existence d’une relation entre deux agents ne peut, à elle seule, justifier une mesure défavorable. Ainsi, le rejet d’une candidature ou d’une mobilité interne au seul motif qu’un conjoint travaille déjà dans la structure serait susceptible de constituer une mesure disproportionnée et discriminatoire. Dans une décision n° 2018-256 du 12 décembre 2018, le Défenseur des droits a estimé qu’écarter une candidate pour ce seul motif, en l’absence de règle déontologique précise et de risque avéré, n’était pas juridiquement justifié. |
| En pratique, tant que les règles de déontologie sont respectées et que les situations de conflit d’intérêts sont correctement gérées, la relation entre deux agents n’est pas en soi problématique. |
| Irantec : adoption du plan quadriennal 2026-2029 pour assurer la solvabilité du régime |
| Lors du conseil d’administration de l’Ircantec du 11 décembre 2025, partenaires sociaux et employeurs ont adopté le plan quadriennal 2026-2029, sous réserve de validation ministérielle. |
| Malgré des réserves élevées (18 milliards d’euros fin 2025) et un excédent de 1,311 milliard d’euros en 2024, les projections de long terme montrent une dégradation tendancielle de l’équilibre financier, liée notamment à l’évolution de la structure des emplois et à la progression des contractuels. |
| Le plan prévoit le gel des taux de cotisation jusqu’en 2028, avec un report de deux ans des hausses pour les employeurs, ainsi qu’une augmentation du taux d’appel de 125 % à 127 % dès 2026. |
| Une clause de revoyure en 2028-2029 ouvre la possibilité d’une sous-indexation de 0,3 point de la valeur de service si nécessaire pour respecter les critères de solvabilité. |
| L’objectif est d’évoluer progressivement vers un partage du financement à 60 % employeurs / 40 % assurés (contre 64,4 % / 35,6 % aujourd’hui). Les pensions seront revalorisées de 0,9 % en 2026, conformément à l’inflation estimée. |
| Ainsi, le risque identifié est « un déséquilibre structurel à moyen-long terme susceptible d’entraîner une érosion progressive des réserves si aucun ajustement n’est opéré ». |
| S’agissant du risque lié à l’augmentation des retraites, l’analyse met en évidence un arbitrage délicat entre la revalorisation des pensions et la soutenabilité financière du régime. |
| Toute hausse qui ne serait pas compensée par des recettes nouvelles ou par des ajustements paramétriques renforcerait durablement les charges et pourrait détériorer plus rapidement l’équilibre du régime. |
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| EUROPE ET INTERNATIONAL |
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| Saison culturelle France-Pologne en 2027 |
| Une Saison culturelle croisée entre la France et la Pologne se tiendra en 2027, ont annoncé le 16 février 2026 le ministère de la Culture et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. |
| Portée conjointement par l’Institut français et l’Institut Adam Mickiewicz, la manifestation mobilisera également les ministères de la Culture et des Affaires étrangères des deux États, ainsi que leurs réseaux culturels. |
| Axée sur la créativité et l’innovation des jeunesses, elle mettra en avant le rôle de la culture, de l’esprit critique et de la circulation des savoirs dans le renforcement de la cohésion sociale et d’un projet européen commun fondé sur les valeurs démocratiques. |
| Organisée 23 ans après la Saison « Nova Polska » de 2004, elle s’inscrit dans la continuité du traité de Nancy, entré en vigueur en janvier 2026, qui consolide l’amitié et la coopération politique, économique, culturelle et scientifique entre les deux pays. |
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| ÉGALITÉ, VHSS, INCLUSION |
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| Index de l’égalité professionnelle : date limote de déclaration au 1er mars – pour les entreprises de 50 salariés – Comment le calculer et le déclarer ? |
| La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a instauré l’Index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. |
| Cet outil permet de mesurer les écarts de rémunération au sein des entreprises et d’identifier les actions correctrices à mettre en œuvre lorsque des inégalités injustifiées sont constatées. |
| Toutes les entreprises d’au moins 50 salariés doivent ainsi calculer et publier chaque année leur index. Celles dont l’effectif est inférieur à ce seuil ne sont pas soumises à cette obligation. |
| L’effectif pris en compte est défini aux articles L.1111-2 et L.1111-3 du Code du travail. L’employeur doit également déterminer une période de référence de 12 mois consécutifs pour réaliser le calcul. |
| Pour accompagner les entreprises dans cette démarche, un outil dédié a été mis en place : Index Egapro, qui permet de saisir les données requises et d’obtenir automatiquement le résultat des indicateurs ainsi que la note globale. |
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| PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET RGPD |
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| examen de la proposition de loi sur présomption d’exploitation des contenus culturels par l’IA au Sénat |
| Le Sénat examinera la proposition de loi relative à l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle le 8 avril. |
| La proposition établit une présomption simple (ou réfragable) selon laquelle les systèmes d’intelligence artificielle exploitent des contenus protégés par le droit d’auteur ou par des droits voisins. Cette présomption peut être écartée par la preuve contraire. Elle s’applique dès lors qu’un élément lié au développement, au déploiement du système ou au contenu qu’il génère permet de rendre vraisemblable l’existence d’une telle exploitation. |
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| PRÉVOYANCE ET SANTÉ |
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| Le « télécontrôle » des arrêts de travail |
| Jusqu’au 30 novembre 2025, l’assurance maladie ne pouvait organiser les visites de contrôle qu’en présentiel. |
| Désormais et depuis le 1er décembre 2025, elle peut également réaliser ces contrôles à distance, via une visioconférence sécurisée entre l’assuré et le médecin conseil. |
| L’assuré reçoit un courriel l’informant du télécontrôle au moins deux jours avant. |
| À noter : en cas d’absence justifiée ou en cas de refus de télécontrôle, un rendez-vous en présentiel est programmé. |
| Rencontre emploi des personnes en situation de handicap dans la culture |
| Audiens organisera la 5e édition de la Rencontre pour l’emploi des personnes en situation de handicap dans la culture, le 4 mars à la FabricA du Festival d’Avignon. |
| L’évènement est organisé en partenariat avec l’Afdas, l’Agefiph (l’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), Cap emploi, France Travail, la Mission Handicap du Spectacle vivant & enregistré, le Fonds de Professionnalisation des artistes et techniciens du spectacle et Thalie Santé. |
| Colloque sur la place du corps dans la pratique musicale et instrumentale |
| Le colloque « Les Corps musiciens : mouvement, performance, résonance » aura lieu les 13 et 14 mars 2026 à la Philharmonie de Paris. L’événement est organisé en partenariat avec l’Association française pour la santé des artistes de performance (AFSAP) et soutenu par le Centre national de la musique (CNM). |
| Cette rencontre a pour but d’interroger la place du corps dans la pratique musicale et instrumentale. Elle abordera notamment les enjeux liés à la pédagogie, à la prévention et à l’accompagnement des blessures susceptibles de jalonner la carrière d’un artiste-interprète. Les questions de pression psychologique, de gestion du stress et de présence scénique également au cœur des échanges. |
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| COMMUNICATION |
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| Tous au théâtre |
| Le ministère de la Culture lance le projet « Tous au théâtre », dont la première édition se tiendra le week-end des 21 et 22 novembre 2026. Pensée comme une édition pilote, cette initiative a vocation à s’inscrire dans la lignée des grands rendez-vous culturels nationaux tels que les Journées du patrimoine, la Fête de la musique, Biblis en Folie ou encore la Journée mondiale de la photographie. |
| L’événement vise à valoriser à la fois les lieux — y compris leurs espaces techniques et les coulisses — ainsi que les artistes et l’ensemble des équipes qui contribuent à la création et à la vie des théâtres. |
| Voici le calendrier qui nous a été transmis, nous avons conscience qu’il est serré pour être intégré dans les plaquettes de saisons : |
- Mars : dévoilement de l’identité visuelle ;
- Avril : diffusion d’un guide de communication et ouverture d’un site permettant l’inscription des événements dans un agenda national en ligne, par ville et par région ;
- Octobre : mise en ligne du site à destination du public et intensification de la communication autour de l’événement.
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| Le ministère a laissé très peu d’espoir quant à la possibilité que cet évènement génère des financements particuliers. |
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| RÉGIONS |
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| Bilan de la DRAC Hauts-de-France 2025 |
| La DRAC Hauts-de-France publie un bilan de son soutien à la création qui fait état des montants engagés, priorités retenues et répartition des aides sur l’année 2O25. |
| Consulter le bilan |
| Journée de rencontre sur la santé des artistes à Lyon |
L’ équipe du projet de recherche STARS – Santé des artistes du spectacle vivant – organise une journée d’étude intitulée : « Le spectacle vivant nous rend t’il vivant ? » à Lyon le 21 avril.
Cette journée gratuite a pour objectifs d’apporter des connaissances actualisées sur les questions de santé au travail auxquelles sont confrontés les artistes intermittents du spectacle, mais surtout de favoriser via une table ronde et des ateliers collectifs, le partage des expériences et des connaissances sur différents thèmes clés qui concernent la prévention.
Cette journée est ouverte aux artistes, institutionnels, préventeurs, chercheurs, syndicats … qui s’intéressent aux questions de santé et/ou de prévention dans le domaine artistique et qui souhaitent partager leurs points de vue, prendre du recul et construire des pistes nouvelles de prévention pour demain.
Inscriptions sur ce lien |
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| NOMINATION |
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ministère de la Culture – Inspection Générale des Affaires Culturelles : Lauren Gindre, inspectrice des affaires culturelles Jérôme Bastinelli, inspecteur général des affaires culturelles |
Orchestre national de Lille : Jean-Baptiste Henria, directeur général, à compter du mois de mai |
ACDN : Pauline Bayle et Tommy Milliot, co-présidents Chloé Dabert, vice-présidente |
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